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Review by www.guitars-attitude.com (France) - September 2006 Jill Yan "B4" What can we expect from an instrumental album released by an unknown guitar player nowadays? Even though everything seems to have been done in that area, a few players manage to provide pleasure to the listener thanks to their talent or originality. Jill Yann, a Swiss guitar slinger, is one of them. He has just released his second album “B4”. As he says himself, it is more mature and homogeneous than his first effort. This time, instead of losing himself in too many different styles, he strove to create his own universe, which could be labelled as “heavy fusion”. His tone is very smooth and beautiful chords are interrupted by devastating riffs like those of “Where’s The Paper” or “New World” (thus contrasting with the jazzy 7/8 measures). Suffice it to say, mister Jill Yann totally masters his instrument and one could easily mention Steve Vai as his main influence but with a more jazzy feel ala Holdsworth or Henderson. Unfortunately, Jill Yann doesn’t always manage to avoid the pitfalls of overlong or overdone passages like the “a capella” guitar part of “Deep Down” or some tedious parts in “Six Month Later” and “Dog’s Way”. Nevertheless, Yann is far from being a mindless shredder and builds his tunes with great intelligence and a certain form of sensuality (take for instance the very jazzy “Infinity”). Therefore, the result is a very good instrumental album which, without revolutionizing the genre, remains a very pleasant one to listen to. A quoi pouvons nous nous attendre lorsque qu’un parfait inconnu sort un album de guitare instrumentale de nos jours? Même si tout semble avoir été dit ou fait dans ce domaine, il n’empêche que certains guitaristes arrivent par leur talent ou leur originalité à nous faire passer de bons moments et donner envie de bosser notre instrument. C’est le cas de Jill Yann, guitariste suisse, qui vient de sortir son deuxième album « B4 ». Du propre aveu de son géniteur, cet album est plus mature et moins éparpillé que son premier essai. Cette fois-ci, au lieu de se perdre dans divers style, il s’est attaché à créer son propre univers, c'est-à-dire une sorte de « heavy fusion ». Son jeu est très aérien et de somptueuses nappes sont entrecoupées de riffs ravageurs comme ceux de « Where’s The Paper » ou celui de « New World » qui vient briser la routine des mesures en 7/8. Il va sans dire que mister Jill Yann maîtrise parfaitement son instrument et on peut aisément citer Steve Vai comme influence principale mais avec un côté plus jazzy à la Allan Holdsworth ou encore Scott Henderson. Malheureusement, Jill Yann n’arrive pas toujours à éviter le piège des longueurs et autres passages plus démonstratifs que nécessaires comme le passage « a capella » guitaristique de « Deep Down » ou certains passages longuets et poussifs de « Six Months Later » et « Dog’s Way ». Mais le sieur Yann n’est pas pour autant un shredder écervelé et construit ses morceaux avec intelligence et une certaine sensualité (le très jazzy « Infinity » par exemple). Il reste par conséquent un album instrumental de haute facture, qui, sans révolutionner le genre, demeure très agréable à écouter.
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